Le spectacle Mutantès envenime plus que fleuri la déjà bien garnie forêts des mals-aimés de Pierre Lapointe. Le contenant du spectacle est extraordinaire (éclairage, décor et ambiance théâtrale). Mais le contenu...
D'excellente : une nouvelle chanson sur vingt, peut-être trois. Par peu, Pierre a perdu son pari de faire brailler les matantes et de bouleverser les adolescents avec ses nouveautés plus mélancoliques les unes que les autres. Chantées au public pour la première fois, ces vingt nouvelles chansons, composées en deux semaines, sont conséquentes à un mauvais spectacle solo de Lapointe aux Francos de l’an passé.
L'idée de partir d'une piètre performance pour créer de nouvelles chansons est mauvaise. Ça ressemble plus à de l'orgueil mal placé qu'à une véritable source d'inspiration. C'est comme dire au public : « En premier lieu, vous n’avez pas aimé et vous n’avez pas compris. Revoiçi donc mon bébé, version amélioré, que vous n'avez pas le choix d'aimer. Il est tellement plus cute. »
Ce n’est pas étonnant que ces chansons transpirent l'orgueil. Elles manquent de recul et bizarrement, de nouveautés. Leurs thèmes concordent avec les grandes lignes des deux disques de Lapointe sans y ajouter ni plus de saveur ni plus de couleur. Ça reste dans les teintes de grisou-bleuâtre-noiro.
De belles couleurs pour un drapeau, n'est-ce pas?
Source : Marie Hélène Poitras
vendredi 1 août 2008
Pierre est pas sortie du bois
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

2 Moi, personnellement, je pense que...:
Pierre Lapointe: y se force tu vraiment pour chanter du nez de même? Ça a l'air qui l'a fait de la pourde quand y était sur le party...ha non, c'est pas lui...
Quand tous le monde est couché
moi, je commence à chanter tout en tapan du pied
Mon père qui dors pas répète dans sa tête tout bas
Il faut que j'alle jouer à la balle avec mon gant
il faut que j'alle jouer à balle sur le banc
Je frappe la balle, je la ramasse,
j'me dis que pour pénitence faut que je réchauffe le banc
À mesure que je grandissait j'avait un idéal,
c'était de jouer à la balle
Et Lorsque qu'il y a un un grand changement
losque j'ai eu mon deuxième gant
Je m'en alla, un soir comme ça
Moé l'inconnu, moé l'étranger
Je cherche coûte que coûte un p'tit coin pour m'réchauffer
Mais où est-il le nid si doux le savez-vous?
Enregistrer un commentaire