Attendre dans une salle d’attente, c’est long et ennuyeux, mais cela pourrait devenir instructif avec un nouveau projet de loi. La politique de la salle d’attente, du jamais vu. Elle vise à combattre la pauvreté de lecture dans les salles d’attente des bureaux du gouvernement et elle demande des citoyens pour la réclamer.
mercredi 26 novembre 2008
Lire et attendre
mardi 18 novembre 2008
Portés disparus
Vous aimez la musique de la série-télé Minuit le soir et le magazine Urbania? Les deux sont imprimés sur des berlingots de lait par les temps froids qui courent. Ils sont portés disparus. Deux disparus qui diffusent de la fausse information sur leurs sites web respectifs.
« La série Minuit le soir a connu un succès inattendu auprès de la population québécoise et française. La bande originale de la série remporta le prix « Meilleure musique-série dramatique » aux derniers Prix Gémeaux; celle-ci assurait à la série cette atmosphère si particulière. Le compositeur derrière cette musique ambiante est un talent bien québécois, Nicolas Maranda. » Cette information correcte est tirée du site myspace de Minuit le soir et est disponible au lecteur depuis plusieurs mois.
Un peu plus loin dans le même paragraphe, un cul-de-sac. « La bande originale de Minuit le soir composée par Nicolas Maranda est maintenant en ligne sur minuitlesoir.com pour les mélomanes qui veulent approfondir l'expérience de la série. » C'est faux. La musique est muette à cette adresse internet inactive.
Nicolas Maranda répond à un admirateur à la recherche de sa musique : « On vient de me signaler le problème, je te reviens là-dessus d'ici peu. » Un mois après cette réponse, aucune solution concrète n'est implantée.
L'auteur de la série Minuit le soir, Pierre-Yves Bernard, travail ces temps-ci comme auteur-compositeur. Au rythme où vont les choses, son album devrait paraître avant la bande sonore de sa série-culte.
Suggestion : rendre la bande sonore disponible dans le magasin d'Itunes.
Après la musique muette, l'autre grand disparu de cet automne est un tas de feuilles vierges.
« Urbania est un magazine montréalais curieux et indépendant qui célèbre l'urbanité sous toutes ses facettes. » Jusqu'ici tout va bien dans cette description provenant du site web Urbania.ca. Après, cela se gâte.
« Flairant l'essence de la ville, Urbania se renouvelle constamment en posant un regard neuf sur la société à travers un thème différent à chaque parution. » Erreur. Les abonnées à la revue sont sans réponses depuis le 27 juin 2008, date de parution du numéro d'été.
Censé paraître au début de chaque saison, le renouvellement automnal d'Urbania est perdu dans un tas de feuilles mortes. De feuilles vierges?
Suggestion : avertir les abonnés.
Pendant une saison où l'on passe plus de temps au chaud à lire avec une musique de fond, deux grands disparus manquent toujours à l'appel.
lundi 17 novembre 2008
Poème d'accueil
Un immigrant arrive au Québec souvent sans connaître la littérature de chez nous.
À titre d'introduction à la littérature québécoise, lire notre poète national Gaston Miron est de mise. Pour accompagner le nouvel arrivant en notre terre du nord, Miron écrit dans son célèbre recueil L'homme rapaillé, un poème au goût d'exode.
Un vieil adage québécois estime que tous les habitants d'ici sont des immigrants. Ce poème décrit la beauté des similarités entre l'état de l'habitant et celui de l'immigrant, liée ensemble par l'histoire du Québec, terre d'accueil depuis sa fondation, v'là 400 ans.
Sur l'album 12 hommes rapaillés qu'il a réalisé, Louis-Jean Cormier chante ce poème nommé La route que nous suivons
Voiçi ce poème, à lire après un exil.
Gaston Miron : La route que nous suivons
À la criée du salut
nous voici armés de désespoir
au nord du monde
nous pensions être à l'abri
loin des carnages de peuples
de ces malheurs de partout qui font la chronique
de ces choses ailleurs qui n'arrivent qu'aux autres
incrédules là même de notre perte
et tenant pour une grâce notre condition
soudain contre l'air égratigné de mouches à feu
je fus debout dans le noir du Bouclier
droit
à l'écoute
comme fil à plomb à la ronde
nous ne serons jamais plus des hommes
si nos yeux se vident de leur mémoire
beau désaccord
ma vie qui fonde la controverse
je ne récite plus mes leçons de deux mille ans
je me promène
je hèle et je cours
cloche-alerte mêlée au paradis obsessionnel
tous les liserons des désirs fleurissent dans mon sang tourne-vents
venez tous ceux qui oscillent à l'ancre des soirs
levons nos visages de terre cuite
et nos mains de cuir
repoussés
burinés
d'histoire et de travaux
nous avançons
nous avançons
le front comme un delta
« Good-bye farewell ! »
nous reviendrons
nous aurons à dos le passé
et à force d'avoir pris en haine toutes les servitudes
nous serons devenus des bêtes féroces de l'espoir
dimanche 9 novembre 2008
Pomme de terre d'un pays en guerre
Quelles seront les relations entre le Canada et les États-Unis pendant la présidence de Barack Obama? Ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis et frère de l'ex-premier ministre, Raymond Chrétien a quelques idées sur le sujet. Selon lui, il est bon pour le Canada de rester en Afghanistan s'il veut améliorer le sort des cultivateurs de patates de l'Île du Prince-Édouard.
Raymond Chrétien est le frère de Jean Chrétien et ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis de 1994 à l'an 2000. Aujourd'hui, il commente l'actualité politique dans les médias.
À propos de Barack Obama, M.Chrétien croit qu'il faut l'éduquer sur le Canada, un pays que le nouveau président connait peu.
Il est contre les positions de Barack Obama au sujet de la renégociation de l'ALENA, l'Accord de libre-échange nord-américain entre le Mexique, les États-Unis et le Canada. En d'autres mots, il est contre la fermeture des frontières états-uniennes aux produits importés de ses voisins. Particulièrement, ceux du Mexique fabriqué à bas prix et donc difficile à concurrencer.
Sur la sécurité nationale américaine, il ne faut pas se berner, « c'est à partir du prisme de la sécurité qu'Obama prendra toutes ses grandes décisions », déclare l'ancien ambassadeur.
Pendant une entrevue à l'émission Les Coulisses du Pouvoir, M.Chrétien donne son opinion sur l'implication américaine dans la guerre que mène le Canada en Afghanistan. Voici l'échange entre M. Chrétien et l'animateur Denis Lessard. On y parle de patate.
D.L. : Quand Monsieur Obama promet de sortir d'Irak le plus rapidement possible, et de concentrer son armée en Afghanistan, c'est une bonne nouvelle pour le Canada?
R.C. : Oui. Déjà, les Américains ont augmenté leur troupe en Afghanistan. Le dossier de l'Afghanistan est une très belle carte de visite pour le Canada, car cette guerre permet d'avoir accès aux décideurs américains. À la fin des rencontres avec les décideurs américains concernant la guerre, il est toujours plus facile pour nous de leur parler d'autres dossiers de moindre importance. Par exemple, le dossier des pommes de terre de l'Île du Prince-Édouard. »
Il ne précise pas ce que renferme le contenu du dossier sur les pommes de terre prince-édouardiennes
vendredi 7 novembre 2008
Barack Obama, tonton d’America
Beaucoup d’Africains sautent de joie. Un des leurs est élu président de la plus grande puissance mondiale. Après son élection, la journée nationale de la famille Obama fût célébrée dans le pays de son père, le Kenya.
D’un Obama, les Africains pensent obtenir plus d’argent en aide humanitaire et une facilité d’accès à l’Amérique. Barack ne nous fermera pas la porte des États-Unis au nez, pensent les futurs immigrants.
Tiken Jah Fakoly est un chanteur reggaeman originaire de la Côte D'Ivoire. Son message au nouveau président est clair : ouvrez les frontières!
Une de ses chansons décrit l’état des relations Afrique-États-Unis. Encore là, le message est clair : les U.S.A sont les tontons d’un continent affamé.
Un des défis du président Obama est de repositionner les États-Unis à l’international. La réputation du pays est ternie par les guerres et l'injustice qu'il provoque.
Pour l’aider dans ce travail, voici une carte postale de l’Ivorien Tiken Jah à son frère Obama, le tonton d’Amérique. Un état de la situation actuel.
américain,
« puisque c'est dans les colis,
qu'on trouve à manger nous on reste au lit »
Tonton d'America
Il est arrivé habillé comme un cow-boy,
et des jouets de toutes sortes,
Tonton d'America
quand les piles se sont usées
« fini de danser! »
c'est moi le shérif
Tonton d'América
s'est fait la coupe afro
il a pris tout le cuivre
Tonton d’America
dimanche 2 novembre 2008
Déguisement camouflage
En ce lendemain de vieille de party du 31 octobre, une question s'impose.
Les policiers de Montréal, avec leurs déguisements moitié-agent de la paix à Kandahar, moitié-soldat du 514, ont-ils récolté beaucoup de bonbons à l'Halloween?
À les voir déambuler dans les rues (une bonne chose), c'est à se demander s'ils sont pris au sérieux. Cela donne aussi l'air que beaucoup des soldats envoyés en Afghanistan déambulent désormais dans les rues de Montréal.
Moyen de pression utilisé par le syndicat des policiers, le port du pantalon camouflage donne un support tacite au Canada, un pays en guerre en Afghanistan.
En passant, en ville, le camouflage, à part sur le mont Royal...

