mercredi 21 janvier 2009
lundi 19 janvier 2009
Parents allumettes
Avec des amis, des parents, ses parents, de parler éducation et pédagogie des enfants : c’est tabou.
De peur de froisser les parents, sa fille, une grand-mère, dernier rempart de l’autorité familiale, inculque directement et sans intermédiaire à ses petits enfants le respect des objets. La parole remplace la ceinture.
La parole cachée remplace la discussion avec des oreilles de parents, d’ex-enfants rendues sensibles par l’air du temps. Oreilles bouchées au conseil d’élevage d’enfants. Pour protéger son estime de soi parentale.
Pourtant réclamée et attendue, cette parole aidante de grand parent est difficile à supporter. La mode des boomers super-grands-parents, c’est symétrique à des parents allumettes, qui brûlent quand l’étincelle de leur pédagogie est remise en question.
dimanche 18 janvier 2009
vendredi 16 janvier 2009
Location
Autrefois, les bibliothécaires avaient autour d’elle l’aura de milliers de livres et le « chut ! » facile. Un pouvoir.
À de silencieux clavardeurs sans goût du livre, elles louent maintenant des ordinateurs, à l’heure.
Une défaite?
jeudi 15 janvier 2009
Monter
L'ascenseur est utile pour monter plusieurs étages. En monter seulement un dérange le rythme des autres usagers.
En ralentissant la montée, les gens allergiques aux escaliers dérangent les autres.
Hier, à la Grande Bibiothèque, sans invalidité apparente, une femme a utilisé l'ascenseur pour UN étage
Elle ne s'est pas fait pas d'amis, en débarquant après un étage.
mardi 13 janvier 2009
Fini le choix du président
Qu’est-ce qui est difficile à avaler avec le départ de l’Ex-Centris? : la perte du Choix du Président.
Ces dernières années, les films d’auteur présentés à l’Ex-Centris dans les salles maintenant fermées étaient accessibles ailleurs. Tous des films diffusés ailleurs à Montréal ou en région, « Caché », « La graine et le mulet » et « De battre mon coeur s'est arrêté » sont un style de film qui perdura ce lieu de diffusion cinématographique. Un cinéma populaire d’auteur.
La mission de l’Ex-Centris est maintenant récupérée par d’autres : diffuser le cinéma d’auteur.
Dans ce temple du cinéphile, y aller à était en soi un acte de foi. Foi envers le programmateur de l’endroit. Le président. Aller voir un film, même choisi au hasard, était un acte de foi. Une mission. Le cinéphile se disait : « À l’Ex-Centris. Ça doit être bon. »
Rarement déçu, souvent après un visionnement éprouvant, le cerveau du cinéphile repartait embué d’image et de réflexion. Toujours pertinente. Je ne parle pas du Quartier Latin.
La perte d’Ex-Centris contribue au repli sur soi, ce que craignent M. Bouchard et M. Taylor.
samedi 3 janvier 2009
Ces yeux qui nous conduisent
Besoin d’un lift? La « STM » vous l’offre, suffit de le payer avec une carte « OPUS » ou un gros ticket blanc dans une machine cache-yeux.
La perceptrice de droit de passage cache ces yeux qui vous conduisent, de l’homme ou de la femme en bleu, le chauffeur.
Dans un monde robotisé, cette avancée technologique est fêtée.
À Montréal, où chaque jour il y a moins de contact visuel entre ses habitants, la perceptrice de la STM gobe le peu d’humanité qui enveloppait jadis le rapport entre les passagers et le chauffeur.
Plus besoin de le regarder comme avant avec sa passe ou son billet, pour s’assurer qu’il l’ait bien vue.
On dépose son titre de transport sur ou dans la perceptrice, sans contact visuel avec le responsable de notre lift, sans vérifier à qui l’on a affaire. Et si le chauffeur avait les yeux cross side?
Et vous dites qu’ils sont surpayés. Commencez par les regarder dans les yeux. Ensuite, on verra.
vendredi 2 janvier 2009
Un cas de service à la clientèle
Un client veut poser une question, toutes les employées sont occupées avec des clients. Sauf une. Elle est derrière une caisse, une caisse suivante.
Sa liasse de billets l’occupe. Le client vient l’interrompre dans sa comptabilité mentale. Elle pointe l'écriteau. Caisse suivante. Derrière l'écriteau, des billets passent d’une main à l’autre.
La demande du client ne requière pas une caisse, mais une voix, une connaissance de l’endroit qu’il n’a pas, faute de ne le fréquenter qu’une fois l’an et de travailler ailleurs.
Dans le commerce au détail, une coutume veut que l'écriteau « caisse suivante » soit sacré. Ce qui veut dire que la caissière devient muette du moment qu’elle se trouve derrière.
Pourquoi ne pas inclure ce mutisme sur l’écriteau? Cela éviterait de répondre au client en langage sourd et muet. Expliquez la raison du mutisme en indiquant « Caissière absente ou sans réponses » au lieu de « Caisse suivante s.v.p. »
